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Mirages, un tournage en plein désert

CINEMA A seulement 28 ans, Talal Selhami présente Mirages, son premier film, au Festival International du Film de Marrakech. Pour ça, il est allé filmer la région de Ouarzazate sous tous les angles, et il livre à Made in Ouarzazate ses impressions et ses petits secrets de réalisateur.

Made in Casablanca : Une partie du film se passe à Ouarzazate. Pourquoi ?
Talal Selhami :
On a la chance d’avoir un pays qui nous offre beaucoup de choses, on a tous les types de géographie possibles, ici, la mer, la montagne, la plaine. Premièrement, Ouarzazate correspondait à notre histoire, et il y a une lumière incroyable, c’est un paradis pour un chef opérateur. Et puis il y a aussi un savoir faire technique qu’il n’y a nul part au Maroc, des équipes solides, très professionnelles. Ils ont eu des tournages internationaux, américains, une rigueur qui s’est imposée d’elle-même.

Made in Casablanca : Comment sont les décors dans cette région ?
Talal Selhami :
Il y a de la montagne, beaucoup de désert rocheux. Pour le tournage, on a hésité entre désert de sable et pierre, et on fini par choisir le côté rocailleux, car la pierre avait un côté plus agressif, moins doux que le sable. Mais ce qui est formidable, c’est qu’on a plusieurs types de désert à quelques kilomètres de distance. Un endroit, c’est plat, avec quelques pierres, puis plus loin, un désert type canyon, très rouge, et enfin un désert montagneux et caillouteux. C’est une chance formidable.

Made in Casablanca : Ouarzazate, LA ville du cinéma au Maroc… Ca doit aider, pour un réalisateur ?
Talal Selhami :
En plus du personnel très compétent et expérimenté, on avait tout ce qu’il fallait en terme technique. Pas besoin de courir partout, on savait qu’on trouverait tout à Ouarzazate.

Made in Casablanca : Comment se sont passés vos repérages ?
Talal Selhami :
Un vrai bonheur ! Les équipes étaient tellement professionnelles qu’on a les a bouclés en 3 jours, alors que la région représente 97% du film. Les décors qu’on a choisi ont d’ailleurs été utilisés par d’autres, dans Babel d’Alejandro González Iñárritu, ou encore La Colline a des yeux. Bien sûr, vous ne devriez pas reconnaître ces décors, mais tous ces tournages se font sur quelques kilomètres là-bas. Tout se fait là bas, en fait.

Retrouvez aussi un article complet sur le film Mirages, une autre interview de Talal Selhami sur son tournage à Casablanca, sur notre page spéciale consacrée au Festival international du film de Marrakech.

Propos recueillis par Mathias Chaillot